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Actualités

Mardi 24 février 2009
Le comité Ballamou va rendre son verdict d'ici quelques jours. Proposition centrale de la réforme : passer de 22 à 15 régions. Pour cela il est prévu de dissoudre certaines régions, et d'en fusionner d'autres. Et qu'on donc prévu les intellectuels parisiens (cherchez l'erreur...) pour notre Heimet : une fusion de l'Alsace avec la Lorraine !!!

On pourrait croire que c'est un bon canular, mais pas du tout. Ce n'est pas de rattacher la Moselle, ou le Bitcherland, dont on parle. Mais c'est bien du risque de se retrouver dans le même panier que les Nancy, Verdun, Longwy... toutes ces villes qui pour nous alsaciens évoquent le rêve... Avouez qu'il n'y a pas de quoi avoir envie de rester dans le panier ! et ce n'est pas d'improbables promotions sur le charbon, une des spécialités lorraines, au même titre que le massacre de paysans alsaciens, qui nous fera changer d'avis !
 
Alors oui, il faut faire des économies. Oui, on peut supprimer des échelons -fusion 67-68-, oui on peut trouver des synergies -coopération transfrontalière-, mais croire qà une fusion de l'Alsace avec la Lorraine relève d'une part d'une incohérence géographique -les Vosges sont une frontière géographique-, d'une incohérence culturelle -chercher la langue commune entre Alsace et Lorraine-, d'une incohérence historique.
 
Espérons que nos élus sauront pour une fois faire preuve de vrai courage. Pas de celui qui les pousse à s'affronter pour se demander de quelle manière fusionner 67-68 sans perdre leur poste, mais de celui qui pousse à exprimer son ras-le-bol d'un pays tellement centralisé qu'il en perd les pédales.

Par Fer's Elsass
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Vendredi 13 février 2009

Le Ministère de l'Intérieur et le Ministère du développement durable ont pris un arrêté en catimini pour redéfinir les plaques d'immatriculation. Signé le 9 février 2009, l'arrêté stipule désormais que sur la plaque figurera le logo de la région.

Vous savez, le machin là:















Au moins comme ça les choses sont claires: les Jacobins ont repris le dessus. Paris nous impose clairement les symbole qui lui plaisent. Il faut dire que certains n'ont pas du apprécier le fait même que les régions puissent avoir le droit de réfléchir aux symboles qui les représentent. Et les dents ont du grincer quand ils ont vu les Bretons et les Corses adopter leur drapeau historique.

En Alsace, Adrien a essayé de nous refourguer son blason bidon, symbole d'une identité en carton pâte et malsaine.

Et voilà que l'on retourne à la case départ. C'est un bien pour un mal.

En attendant, n'hésitez à orner votre voiture de notre beau drapeau historique alsacien !



L'autocollant est disponible à la boutique.






Par Fer's Elsass
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Dimanche 8 février 2009
Par Fer's Elsass
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Lundi 29 septembre 2008

Depuis plusieurs mois, la nouvelle fait débat : au 1er janvier 2009 les nouvelles plaques d'immatriculation automobiles entreront en service. Le nouveau système, qui prévoit que chaque plaque sera attribuée « à vie », entérine également la suppression des numéros de département.

Ce dernier point est sujet à controverse et « pour tenir compte de l'attachement des automobilistes à leur territoire », il a finalement été décidé rendre possible l'ajout sur la plaque du numéro de département et d'un « identifiant » choisi par la région. Le choix de cet identifiant a été laissé à l'appréciation de chaque conseil régional. Les régions sans forte identité ont la plupart penché pour leur logo. Dans d'autres régions, à forte identité, on a préféré choisir le drapeau : ainsi en Corse, c'est le drapeau corse qui figurera sur les futures plaques d'immatriculation. En Bretagne, le Conseil Régional a choisi le Gwen ha Du, le drapeau breton, accompagné des mentions « Bretagne - Breizh ». Car les Bretons n'ont pas honte de leur passé et assument pleinement leur langue et leur identité.

 

(En haut: la plaque proposée par le Conseil Régional. Au milieu, la plaque avec le vrai drapeau alsacien. En bas: la plaque du futur Etat alsacien !)

 

On aimerait qu'il en soit ainsi en Alsace... Mais le Conseil Régional a communiqué récemment sa décision de choisir le « blason alsacien » comme identifiant. Or ce blason est une invention relativement récente, qui date du XVIIIème siècle, et plus précisément de l'annexion de l'Alsace par le roi de France. L'Alsace venait d'être envahie, pillée et dévastée par les troupes françaises. La fière ville libre impériale de Strasbourg devait capituler devant les canons français. Voilà le contexte d'apparition de ce blason : Louis XIV vient de mettre à feu et à sang l'Alsace et comme il lui faut un blason sur son trophée de chasse, on invente ce blason bidon. Inutile de préciser qu'aucun Alsacien ne s'est jamais reconnu dans ce patchwork d'armoiries nobles.

 

Dans l'histoire, un seul symbole a porté fidèlement l'identité alsacienne, contre vents prussiens et marées parisiennes : le drapeau « Rot un Wiss », rouge et blanc. Ce drapeau apparu à la fin du XIXème siècle possède une particularité extraordinaire : il est le fruit d'un mouvement populaire spontané, traversant toutes les couches de la population. En quelques années, il est devenu le symbole de l'Alsace, de son identité, de sa langue, de sa culture et de sa liberté. C'est un symbole historique et démocratique par excellence, puisque contrairement à tant de logos ou de blasons imposés « d'en haut », il est l'émanation du peuple alsacien. Comme lui, il a traversé les décennies et les siècles, jusqu'à nos jours. D'ailleurs, aucun autre symbole alsacien, n'a fait l'objet d'autant de photos, de poèmes, de chansons voire de pièces de théâtre.

 

En novembre 2007, Adrien Zeller présente à la presse les nouvelles plaques d'immatriculation et proclame le blason alsacien comme étant «  le drapeau historique alsacien ». Loin d'être passée inaperçue, cette déclaration avait été rapidement contredite dans la presse régionale. Il faut dire que les ficelles étaient un peu grosses... Nombreux sont ceux qui demandent alors l'adoption du « Rot un Wiss » sur les futures plaques d'immatriculation. Dans la panique, le très jacobin Georges Bischoff est alors très opportunément interviewé dans les DNA. Evidemment, il vole au secours du président Zeller en défendant le blason alsacien et en noyant le lecteur de détails abscons.

 

Est-ce étonnant ? Pas vraiment. Rappelons que Georges Bischoff est certes professeur d'histoire à l'Université de Strasbourg mais qu'il est également un admirateur de Hansi et surtout un ami politique de Jean-Pierre Chevènement, le maire de Belfort, apôtre du centralisme et de l'éradication des langues régionales. Ainsi, aux élections présidentielles de 2002, Georges Bischoff a été le vice-président du comité de soutien à la candidature de Chevènement pour le département du Bas-Rhin. Inutile de préciser que ses positions sont bien plus proches des intérêts de Paris que de ceux de l'Alsace.

 

Septembre 2008 : nouvel épisode. Les DNA publient un nouvel article rappelant que le Conseil Régional « roule pour ses armoiries ». Malgré les critiques fondées des Alsaciens qui militent pour le drapeau « Rot un Wiss », Adrien Zeller maintient donc le choix du blason bidon. Mais cette fois-ci l'intervention est moins improvisée : le président reconnait qu'il s'agit là du blason alsacien (et non du drapeau alsacien) et Georges Bischoff (encore lui) est chargé de défendre le choix du Conseil Régional.M. Zeller n'est pas peu fier de son choix : « c'est un petit signal dans une France jacobine qui a écrasé les régions », affirme-t-il dans les DNA.

 

Oui, effectivement, c'est un - tout - petit signal pour l'Alsace. Mais c'est surtout un grand signal à destination de Paris qui affirme clairement que les dirigeants politiques alsaciens ne sont toujours pas prêts à assumer l'identité et l'histoire alsacienne, et de fait à représenter les intérêts du peuple alsacien. Où sont le courage, la vérité et la justice ? Et que dire de la place de la langue régionale ? Alors que les Bretons ont choisi des plaques bilingues, le Conseil Régional d'Alsace, lui, a préféré des plaques monolingues. Etait-ce vraiment trop demander que de faire figurer « Elsass » à côté de « Alsace » ?

 

Il reste encore quelques mois avant l'entrée en vigueur des nouvelles plaques d'immatriculation. Les Alsaciens accepteront-ils cette usurpation ?

 

 
















Une vraie plaque d'immatriculation alsacienne, dès maintenant, c'est possible !

L'association Fer's Elsass propose des autocollants à poser sur vos plaques d'immatriculation. A commander auprès de Fer's Elsass. Prix : 2,50 EUR la paire (port inclus).

Fer's Elsass

BP 30726

68039 Saint-Louis Cedex

Par Fer's Elsass
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Jeudi 7 août 2008

Lu sur le blog jacobin de Halité :

La proximité de Roland Ries avec Marcel Schmitt, suscite des interrogations. Rappelons que le Maire de Schweighouse est l’unique Maire autonomiste du département. Dans son discours, il va même beaucoup plus loin qu’Alsace d’Abord puisqu’il demande la création d’un parlement Alsacien. Etrange donc que personne ne s’interroge sur ces relations. Etrange aussi que personne en s’inquiète de cette position qui pourrait fragiliser encore davantage le rôle de capitale européenne de notre ville. En Belgique, la situation flamands / wallons, renforce actuellement Strasbourg. Il serait dommage de finir comme eux sous l’impulsion du Maire de Strasbourg…

 

 

La création d'un Parlement alsacien ? Vous voulez plutôt dire la réhabilitation du Parlement alsacien, en lieu et place du théâtre national de Strasbourg. Car il existait bien un Parlement et même une Constitution alsacienne, en 1911. Ceux-ci furent supprimés par les Français, dans le mépris le plus total pour la démocratie et la fameuse liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, vous savez le genre de principe dont la République aime à se gargariser quand cela ne la concerne pas. Car de l'étranger les Alsaciens sont perçus pas les défenseurs des Droits de l'Homme (c'est français ça non ?) comme une minorité en danger.

Sans pouvoir législatif de transféré en Alsace, notamment en matière d'éducation, plus aucun gosse ne parlera alsacien, si ce ne sont quelques bobos strasbourgeois qui trouvent que l'alsacien c'est "chic". Elle a bon dos la sphère "privée" que l'on réserve à l'alsacien, on sait parfaitement que c'est la mort assurée, une langue ne survit pas ainsi, surtout quand on a appris à ses locuteurs à en avoir honte. Presque partout ailleurs en Europe de l'Ouest les régions ont des pouvoirs étendus, la France est un Etat légicentriste archaïque.

C'est assez réducteur que de dire que les automistes de l'entre-deux-guerres étaient de gauche. La Fortschrittpartei et le KPO étaient progressistes, mais pour l'UPR, même le parti était attaché au progrès social, il était très conservateur aussi. Quant à la Landespartei, c'était plus la troisième voie qu'un classement à gauche ou à droite. La gauche aujourd'hui ne se retrouve pas dans le fait ethnique, linguistique, culturel, religieux, bref, communautaire. Au contraire, elle soutient le mélange des genres, la laïcité, l'immigration et je vois mal un Rossé ou même un Dahlet, a fortiori pas un Mourer ou un Roos, se reconnaître dans une gauche d'aujourd'hui. Il faut faire attention aux anachronismes.

Rolland Ries et l'autonomisme c'est une gentille farce, et vous faîtes mine de marcher. Vous savez très bien que ce n'est pas au PS, plein de vieux jacobins et parti universaliste républicain au possible, que l'on va avoir des revendications communautaires pour l'Alsace. Ce régionalisme bobo n'est que de la poudre aux yeux, et Rolland Ries, fut-il sincère, les gens qui l'entourent ne risquent de réclamer le retour du Parlement alsacien...

En Alsace, commençons par la fusion département/région, mais la politique des petits pas et la lâcheté chronique des politiciens alsaciens sur cette question alsacienne, notamment du fait de la diabolisation de l'autonomisme, il y en a marre et nous parions sur Marcel SCHMITT pour inverser cette tendance !


Par Fer's Elsass
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Mercredi 6 août 2008



Certains pensent que c’est une fuite collective organisée d’œuvres d’art, d’autres imaginent que c’est un nouveau phénomène  migratoire de la ville  à la campagne, d’autres encore s’aventurent à y  décrypter un échange culturel régionaliste…

Ces têtes bien pleines renferment des pensées anonymes, mystérieuses et variées, aujourd’hui elles  s’ancrent sur des socles de ciment qui s’enracineront, au fil du temps qui passe, en terre sablonneuse d’Alsace du Nord.

Façonnées par des artistes en mal de représentation symbolisant leur appartenance culturelle, ces réalisations élevées  dans une atmosphère urbaine, ont élu domicile à Schweighouse bercée par la Moder  enivré  par l’air vivifiant d’une nature à préserver.

La Commune revendique  par ce geste de terre d’asile, sa volonté d’agir au service de la culture Alsacienne, des cultures entremêlées, aux côtés de la capitale Européenne de Strasbourg.

Ces bustes imposants jalonneront les chemins qui mènent … au festival « Summerlied ».

Un balisage dialectal qui guidera les festivaliers estivaux au cœur des houblonnières à la découverte de notre région bercée par les murmures de chants Alsaciens qui émanent de la forêt d’Ohlungen

«  Puisse l’ombre de ces coiffes éclairées les esprits ».

Les indiscrétions nous révèlent déjà un nouveau périple pour ces statues, nouvelle destination au service de la valorisation de la Culture Alsacienne…ambassadrices à Berlin.

Par Fer's Elsass
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Vendredi 20 juin 2008

Le groupe Coop Alsace -tout en restant juridiquement indépendant- bascule dans la galaxie d'Édouard Leclerc dont il adhère à la centrale d'achat et dont l'enseigne fleurira dès 2009 sur ses 7 hypermarchés « Rond point », et progressivement sur ses « Maxi ».

 

Quel est l’intérêt de changer d’enseigne alors que Coop semble rester totalement indépendant de Leclerc ? Si Coop veut garder son ancrage local fort il doit maintenir l’enseigne Rond Point qui permet d’identifier l’affiliation à Coop Alsace. A moyen terme on imagine très bien le nivellement par le bas avec la disparition des produits régionaux au profit des marchandises standardisées outrageusement margées et/ou fabriquées à l’autre bout de la planète.

 

On imagine très bien, Edouard Leclerc, fin manipulateur des médias, se payer une formation éclair en apprentissage de l’alsacien pour nous rassurer sur le futur local de Coop.

Par Fer's Elsass
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Dimanche 15 juin 2008

Rien n'arrête un vrai militant alsacien, ni les kilomètres, ni la pluie... Nous étions plus de 3000 à manifester notre opposition au projet de méga-décharge dans le Krumme Elsass. Les drapeaux alsaciens Rot un Wiss claquaient au vent, accompagnant en couleurs la révolte des habitants de ce paisible coin d'Alsace.

 

FER'S ELSASS war auch dabei. Der Tag vorher, am Samstag, wurden zahlreiche Plakate in den angrenzenden Dörfern geklebt sowie ein Riesenbanderole auf einer Eisenbahnbrücke gehängt.

 

Mehr darüber in diesem kurzen Film...

 


 

 

Par Fer's Elsass
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Mercredi 4 juin 2008

Depuis 5 ans la Schiliker Bierfest bat de l'aile avec une programmation musicale aléatoire et un dancing qui réduit le nombre de places assises. Le dimanche est réservé aux anciens et aux nostalgiques, le jour de la Volksmusik ! La vraie musique de la bierfest c’est bien la Volks allemande et certainement pas la country (espèce de tecktonic de cow-boy sans cheval).

L’OSCAL, l'Office des Sports, de la Culture, des Arts et Loisirs de Schiltigheim, en nous traitant de nostalgiques s'inscrit dans le mouvement des fossoyeurs de sa cité des brasseurs….

Pendant ce temps-là, un pub irlandais va ouvrir ses tireuses courant du mois de juin au centre ville de Strasburg, encore un... On ferme les brasseries alsaciennes, on ouvre les pubs étrangers qui vendent la bière d'export de qualité médiocre, vive la mondialisation et la fin du goût vertammi !

Un conseil pour les amateurs de bonne bière et surtout d'amer parfaitement dosé à un prix défiant toute concurrence dans un cadre idyllique en bordure de l'Ill : envoyé un mail, les bonnes adresses, ça se distille.....

Par Fer's Elsass
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Lundi 2 juin 2008

La série noire schilikoise continue avec la fermeture d’une autre institution après Schutzenberger. La restructuration initiée par le propriétaire Heineken se traduira par la suppression de 126 emplois en Alsace et de 62 à Mons-en-Barœul dans le Nord (au passage Ch'timi-Elsàsser même combat).

Pour les syndicats, cette réorganisation destinée à réduire les coûts est liée au rachat récent de Scottish & Newcastle conjointement par Heineken et Carlsberg. Rappelons que ce consortium est aussi propriétaire de Kro. Sur l’autel du fric international, toute décision de gestion est liée à la maximisation du profit pour plaire à l’actionnaire et se gaver un max. Pas de sentiments, le cash avant le patrimoine culturel et the Elsasser Way of Life !

Cette fin était programmée depuis 1996 date de rachat de Fischer par Heineken, s’il n’y a plus de sociétaires alsaciens dans le conseil d’administration, personne d’autre défendra une présence alsacienne de la brasserie.

Comme à chaque extinction de brasserie nous recommandons à tout alsacien conscient de choisir une Météor lorsqu’il veut boire une bière. Meteor esch d’Letschte…

Par Fer's Elsass
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