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La semaine dernière, les DNA publiaient un article sur la position de la Halde qui estime que demander la pratique de l'alsacien dans une offre d'emploi est discriminatoire.
Fer’s Elsass considère au contraire que ne pas pouvoir le faire est discriminatoire. Quelle différence y a t-il entre l'italien, le cantonais et la langue historique de l'Alsace ?
Si vous pensez comme nous, votez en allant sur le site des DNA et ajoutez éventuellement un commentaire
(clôture des votes vendredi 27/02 au soir)
Il se trouve que ces deux autorités interdisent aux employeurs de demander la maîtrise de l'alsacien dans les offres d'emploi.
Pourquoi ?
Parceque « Demander l'usage d'une langue régionale dans une annonce d'emploi s'inscrit dans les dispositions sur la discrimination indirecte. Une discrimination indirecte est « une disposition, un critère ou une pratique neutre en apparence, mais susceptibles d'entraîner un désavantage particulier pour des personnes par rapport à d'autres personnes,à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique ne soit objectivement justifié par un but légitime et que les moyens pour réaliser ce but ne soient nécessaires et appropriés.»
Et exiger la pratique du français à des Alsaciens, et recaler ceux qui ne maîtrisent pas suffisamment la langue de Pétain ne relève-t-il pas de la discrimination ? Au nom de quoi demande de parler Alsacien en Alsace relève-t-il de l'interdit ?
Les Alsaciens ont-ils moins de droit que les autres en Alsace ?
Voilà comment on traite les Alsaciens, peuple humilié, colonisé et auquel on interdit de surcroît de faire vivre sa langue.
Si la HALDE a commis ici une erreur, qu'elle le reconnaisse vite, sans quoi ce geste pourrait être extrêmement mal perçu par la population alsacienne.
Rund 50 Mitglieder und Sympathisanten von FER'S ELSASS sowie der Elsässischen Volksunion (EVU) haben heute Nachmittag in Türkheim demonstriert. Mit Rot un Wiss Fahnen haben sich die Demonstranten um das „Schand-Denkmal" versammelt. EVU-Vorstand Dani Willme sowie FER'S ELSASS Pressesprecher JG Trouillet haben den Abriss von dem Turenne-Denkmal gefordert. Sie erklärten, dass es eine Schande ist, ein Denkmal zur Ehre von Turenne zu errichten, am Tatort seiner abscheulichsten Verbrechen.
FER'S ELSASS und die EVU haben auch klar betont, dass die Vereinnahmung von der Heimatbewegung seitens der Rechtsradikalen (Alsace d'Abord, Jeune Alsace, usw.) inakzeptabel ist.
Mehr dazu in den kommenden Tagen.
Depuis 1933, un obélisque se dresse à la sortie de Turckheim/Türkheim. Il célèbre le Maréchal de Turenne, un militaire au service du roi Louis XIV. En Janvier 1675, Turenne procède à
un véritable nettoyage ethnique à Turckheim/Türkheim : durant deux semaines, la ville est pillée et dévastée, les églises profanées. Femmes et enfants sont massacrés par les troupes
françaises. Les hommes sont éventrés ou pendus aux arbres environnants.
Il est inconcevable qu’un tel monument puisse se dresser de nos jours dans une ville civilisée et dans une région qui n’a que trop souffert des boucheries organisées outre-Vosges et outre-Rhin. Ce monument est une insulte à l’Alsace et à l’amitié entre les peuples. Aussi nous demandons sa destruction immédiate.
Fer’s Elsass proteste également contre l’activisme de certains mouvements d’extrême droite (Jeune Alsace et Alsace d’Abord) qui, sous le paravent de causes justes comme la défense de l’Alsace et de son identité, promeuvent essentiellement la xénophobie et le nationalisme français.
Fer’s Elsass appelle à un rassemblement
Samedi 31 janvier à 14h00 devant l’obélisque à Turckheim/Türkheim.
Depuis plusieurs mois, la nouvelle fait débat : au 1er janvier 2009 les nouvelles plaques d'immatriculation automobiles entreront en service. Le nouveau système, qui prévoit que chaque plaque sera attribuée « à vie », entérine également la suppression des numéros de département.
Ce dernier point est sujet à controverse et « pour tenir compte de l'attachement des automobilistes à leur territoire », il a finalement été décidé rendre possible l'ajout sur la plaque du numéro de département et d'un « identifiant » choisi par la région. Le choix de cet identifiant a été laissé à l'appréciation de chaque conseil régional. Les régions sans forte identité ont la plupart penché pour leur logo. Dans d'autres régions, à forte identité, on a préféré choisir le drapeau : ainsi en Corse, c'est le drapeau corse qui figurera sur les futures plaques d'immatriculation. En Bretagne, le Conseil Régional a choisi le Gwen ha Du, le drapeau breton, accompagné des mentions « Bretagne - Breizh ». Car les Bretons n'ont pas honte de leur passé et assument pleinement leur langue et leur identité.
(En haut: la plaque proposée par le Conseil Régional. Au milieu, la plaque avec le vrai drapeau alsacien. En bas: la plaque du futur Etat alsacien !)
On aimerait qu'il en soit ainsi en Alsace... Mais le Conseil Régional a communiqué récemment sa décision de choisir le « blason alsacien » comme identifiant. Or ce blason est une invention relativement récente, qui date du XVIIIème siècle, et plus précisément de l'annexion de l'Alsace par le roi de France. L'Alsace venait d'être envahie, pillée et dévastée par les troupes françaises. La fière ville libre impériale de Strasbourg devait capituler devant les canons français. Voilà le contexte d'apparition de ce blason : Louis XIV vient de mettre à feu et à sang l'Alsace et comme il lui faut un blason sur son trophée de chasse, on invente ce blason bidon. Inutile de préciser qu'aucun Alsacien ne s'est jamais reconnu dans ce patchwork d'armoiries nobles.
Dans l'histoire, un seul symbole a porté fidèlement l'identité alsacienne, contre vents prussiens et marées parisiennes : le drapeau « Rot un Wiss », rouge et blanc. Ce drapeau apparu à la fin du XIXème siècle possède une particularité extraordinaire : il est le fruit d'un mouvement populaire spontané, traversant toutes les couches de la population. En quelques années, il est devenu le symbole de l'Alsace, de son identité, de sa langue, de sa culture et de sa liberté. C'est un symbole historique et démocratique par excellence, puisque contrairement à tant de logos ou de blasons imposés « d'en haut », il est l'émanation du peuple alsacien. Comme lui, il a traversé les décennies et les siècles, jusqu'à nos jours. D'ailleurs, aucun autre symbole alsacien, n'a fait l'objet d'autant de photos, de poèmes, de chansons voire de pièces de théâtre.
En novembre 2007, Adrien Zeller présente à la presse les nouvelles plaques d'immatriculation et proclame le blason alsacien comme étant « le drapeau historique alsacien ». Loin d'être passée inaperçue, cette déclaration avait été rapidement contredite dans la presse régionale. Il faut dire que les ficelles étaient un peu grosses... Nombreux sont ceux qui demandent alors l'adoption du « Rot un Wiss » sur les futures plaques d'immatriculation. Dans la panique, le très jacobin Georges Bischoff est alors très opportunément interviewé dans les DNA. Evidemment, il vole au secours du président Zeller en défendant le blason alsacien et en noyant le lecteur de détails abscons.
Est-ce étonnant ? Pas vraiment. Rappelons que Georges Bischoff est certes professeur d'histoire à l'Université de Strasbourg mais qu'il est également un admirateur de Hansi et surtout un ami politique de Jean-Pierre Chevènement, le maire de Belfort, apôtre du centralisme et de l'éradication des langues régionales. Ainsi, aux élections présidentielles de 2002, Georges Bischoff a été le vice-président du comité de soutien à la candidature de Chevènement pour le département du Bas-Rhin. Inutile de préciser que ses positions sont bien plus proches des intérêts de Paris que de ceux de l'Alsace.
Septembre 2008 : nouvel épisode. Les DNA publient un nouvel article rappelant que le Conseil Régional « roule pour ses armoiries ». Malgré les critiques fondées des Alsaciens qui militent pour le drapeau « Rot un Wiss », Adrien Zeller maintient donc le choix du blason bidon. Mais cette fois-ci l'intervention est moins improvisée : le président reconnait qu'il s'agit là du blason alsacien (et non du drapeau alsacien) et Georges Bischoff (encore lui) est chargé de défendre le choix du Conseil Régional.M. Zeller n'est pas peu fier de son choix : « c'est un petit signal dans une France jacobine qui a écrasé les régions », affirme-t-il dans les DNA.
Oui, effectivement, c'est un - tout - petit signal pour l'Alsace. Mais c'est surtout un grand signal à destination de Paris qui affirme clairement que les dirigeants politiques alsaciens ne sont toujours pas prêts à assumer l'identité et l'histoire alsacienne, et de fait à représenter les intérêts du peuple alsacien. Où sont le courage, la vérité et la justice ? Et que dire de la place de la langue régionale ? Alors que les Bretons ont choisi des plaques bilingues, le Conseil Régional d'Alsace, lui, a préféré des plaques monolingues. Etait-ce vraiment trop demander que de faire figurer « Elsass » à côté de « Alsace » ?
Il reste encore quelques mois avant l'entrée en vigueur des nouvelles plaques d'immatriculation. Les Alsaciens accepteront-ils cette usurpation ?
Une vraie plaque d'immatriculation alsacienne, dès maintenant, c'est possible !
L'association Fer's Elsass propose des autocollants à poser sur vos plaques d'immatriculation. A commander auprès de Fer's Elsass. Prix : 2,50 EUR la
paire (port inclus).
Fer's Elsass
BP 30726
68039 Saint-Louis Cedex